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Pourquoi j’ai arrêté la pilule ?

     Aujourd’hui, je vais vous parler d’un sujet et de mon expérience très personnelle. Je sais que de nombreuses femmes se posent de plus en plus de question sur la prise d’un contraceptif hormonal, sur les effets des hormones de synthèse.
De plus en plus de femmes rencontrent des déséquilibres plus ou moins graves liés à la prise de la pilule et dans tous les cas, handicapants.

Je ne vais pas dans cet article, vous parler de la pilule et de son mode de fonctionnement (ce sera pour un prochain article) mais de ma propre expérience avec ce contraceptif.

 

🌸 Et si vous avez un projet d’arrêt de la pilule et / ou si vous souhaitez retrouver des cycles menstruels harmonieux sans les subir, n’hésitez pas à rejoindre mon groupe facebook sur le sujet : Arrêt de la pilule en douceur et reconnexion au corps (réservé aux femmes)

 

     ★ Mon choix de prendre la pilule

     J’ai fait le choix de prendre la pilule l’année de mes 20 ans. C’est plus tard que beaucoup d’adolescentes et je suis heureuse de ne pas avoir commencé plus tôt. Je ne connaissais absolument pas les possibles effets secondaires liés à la prise de ce contraceptif. En fait, je connaissais seulement les avantages et comme tellement de femmes la prenaient, je ne voyais pas de problème à la prendre moi aussi.

Je parle ici de choix parce que personne ne me l’a imposée mais en réalité, je ne connaissais pas vraiment autre chose sauf le préservatif et le stérilet. On ne m’avait jamais informée de toutes les méthodes de contraception qui existaient. Ni lors de mes études, par ma famille ou par le corps médical.
Mes copines prenaient la pilule, ça paraissait être une évidence que c’est LA contraception à prendre quand on veut se passer des préservatifs et qu’on a pas encore d’enfant (je pensais à l’époque que les stérilets étaient uniquement pour les femmes ayant déjà eu des enfants).  

Je savais aussi qu’il me faudrait faire preuve de rigueur pour ne pas oublier de prises mais je faisais confiance en ma capacité d’adaptation à cette nouvelle routine (et en mon portable pour me le rappeler).

Je suis donc allée chez mon gynécologue, lui ai parlé de mon désir de prendre la pilule. Il m’a posé une série de questions comme : « Est ce que vous fumez ? », etc… et m’en a prescrit une : Ludéal Gé. 
C’est une pilule minidosée et monophasique (tous les comprimés contiennent la même quantité d’hormones et sont donc de la même couleur).

     ★ Les premières années, une sensation de liberté.

     Les 3 premières années se sont déroulées sans problème. Au 3ème mois de prise, un bilan sanguin m’informait que tout allait bien, je supportais bien la pilule.
Super, je n’avais pas besoin de changer ! 

Tous les mois, mes règles arrivaient comme prévu, au 26ème jour. Parfait, je pouvais toujours anticiper, ne pas prévoir de vacances à la plage à ce moment là.
Et cerise sur le gâteau : aucune douleur ni inconfort le premier jour des règles.
Quel bonheur !

Je me sentais libre, délivrée de ce poids que représentaient pour moi les menstrues.

arrêter pilule femme liberation
 

     ★ Cette apparente sensation de liberté qui a un prix.

     Au cours de ma 4ème année sous pilule (environ), les problèmes ont commencé. Mais le plus gros problème dans tout ça, c’est que j’ai mis des années à comprendre que la cause de tout ça était « simplement » la pilule.

Je suis tombée malade (une angine « carabinée »), le médecin me prescrit des antibiotiques. Jusque là, tout est normal me direz vous.
Quelques jours après la prise des antibiotiques, une nouvelle arrivante dans mon corps de femme : Une mycose vaginale.

Encore une fois, ça arrive fréquemment avec les antibiotiques (pour moi, c’était la première fois). Je mets donc la « faute » sur les antibiotiques, prends un traitement pour éradiquer cette mycose puis des probiotiques pour venir en aide à ma flore intestinale et vaginale.
Mais c’est bel et bien partir de là que les problèmes ont commencé. Une sécheresse vaginale qui ne me quittait plus, avoir des rapports sexuels devenait compliqué jusqu’à ne plus être possible du tout.

Au rendez-vous suivant chez le gynécologue, je lui explique tout ça. Il fait un prélèvement vaginal, l’envoie au labo et me dit que si je ne reçois pas de courrier c’est qu’il n’y a rien.

Une ou deux semaines plus tard, je reçois un courrier. J’apprends que toute ma flore vaginale a été « détruite » par les antibiotiques (et ça a sûrement été aggravé par le traitement contre la mycose). On me prescrit des comprimés pour repeupler tout ça.
Je me suis sentie tellement soulagée à ce moment là, de pouvoir mettre une explication sur tout ça, de connaître la raison. J’étais persuadée qu’à la fin du traitement, tout redeviendrait normal là en bas.

 

J’étais loin de me douter que ce ne serait pas le cas avant des années…

Je pensais ensuite que je faisais un blocage. Peur d’avoir mal pendant les rapports donc contraction des muscles. J’ai tenté pas mal de choses pour me détendre, pour me libérer de cette peur etc… Rien n’y faisait.
Certaines choses ont aidé un peu mais ce n’était pas suffisant.

Cette époque a duré plusieurs années. Je suis infiniment reconnaissante de mon chéri qui m’a toujours soutenue. Cette période difficile, nous l’avons vraiment vécue à deux, main dans la main. Ce n’est pas le cas de toutes les femmes, c’est pour ça que je trouve important de reconnaître la chance que j’ai d’être avec quelqu’un d’une patience et d’un soutien sans faille.

Au bout de 3 ou 4 ans de ce « combat » que je pensais mener contre mon mental trop contrôlant, de remises en questions sur moi-même, de reflexion etc… Les choses semblaient commencer à s’améliorer…un tout petit peu.

Faire l’amour redevenait possible, peu de temps mais…je n’avais plus aucune sensation.
Ma libido était également de plus en plus souvent aux abonnés absents.

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     ★ Ma prise de conscience

     Pendant toutes ces années, j’ai sûrement soupçonné tout ce qui était possible. J’ai retourné le problème dans tous les sens. J’ai testé beaucoup de choses. Je me suis renseignée partout ou je pouvais.
Et pas un seul moment, je n’ai soupçonné la pilule de créer tous ces déséquilibres.

Ce n’est qu’au court de ma 8ème ou 9ème année de prise de la pilule, que j’ai commencé à me renseigner. Tout simplement parce que je suis « tombée par hasard » sur un article de blog. La blogueuse expliquait, comme moi ici, pourquoi elle avait arrêté la pilule.
Le titre m’avait interloqué, je suis allée lire et ce fut un choc.

Je me reconnaissais tellement dans ce qu’elle décrivait. Pour la première fois, je trouvais une possible réponse à mes questions, le déclencheur de mes problèmes gynécologiques.

Je me suis mise à chercher d’autres témoignages et ça concordait. La baisse de la libido, les sécheresses vaginales, les sautes d’humeur, l’impression d’être tout le temps en colère, etc…

     ★ Ma décision d’arrêter

     J’ai eu besoin de quelques mois encore (le temps de bien me renseigner et tout simplement de sentir que c’était le moment pour moi de faire cette transition et revenir à mon fonctionnement naturel) avant de passer à l’action.

J’ai effectué un arrêt par sevrage progressif (c’est à dire que j’espaçais petit à petit les prises) sur 3 mois.
Dès la période de sevrage, je commençais à me sentir différente. Je me sentais mentalement plus légère, comme si des « ouvertures » se créaient dans ma tête. La vie m’apparaissait de plus en plus lumineuse.
Je me sentais de plus en plus heureuse et de moins en moins en colère.

J’avais une sensation de me libérer d’un poids! C’était flagrant!

Au moment ou j’écris cet article, ça fait 1 an que j’ai arrêté. Mes cycles sont réguliers et surtout je ressens fonctionner mon corps au naturel et c’est merveilleux. Ma libido est revenue aussi et je me sens tellement plus épanouie !
Si j’avais su que tout ça, c’était la pilule…j’aurais évité des années de galères, de doutes, de colère…

Mais je prends les choses du bon côté. J’ai beaucoup appris et travaillé sur moi, j’ai eu une immense preuve d’amour de la part de mon compagnon et notre couple n’en est que plus fort.
On a aussi réussi à se libérer de cette croyance bien ancrée chez presque chacun d’entre nous que pour qu’un couple tienne, il faut avoir une vie sexuelle bien remplie et épanouie. Oui c’est une bonne chose mais franchement, être bien dans son couple juste par la présence de l’autre et les moments passés ensemble, aussi simples soient-ils, c’est tellement beau.

Je précise que je ne juge personne et que je ne dis en aucun cas détenir LA vérité. Ce n’est que le récit de mon expérience très personnelle.

 

Si vous avez envie de partager votre expérience, n’hésitez pas à commenter cet article ou à m’écrire en privé en utilisant le formulaire de contact 😉

 

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  1. Pareil, je me sens beaucoup plus libre et beaucoup moins sur les nerfs comme tu le dis dans ton article ! C’est fou de se dire ça en 2020… je me rends quand même compte que sans la pilule on se sent vite « perdue » pour notre contraception… le retour au préservatif peut faire bizarre et perso je trouve que l’acte devient différent. Je m’étais renseignée sur le stérilet mais on me l’a très mal vendu concernant les effets sur le corps :/ Je vais donc me renseigner sur la symptotermie je te remercie d’en avoir parlé je ne connaissais pas du tout 🙂

  2. Hello ! J’ai arrêté la pilule depuis très longtemps, une vraie libération…retrouver son cycle naturel, se reconnecter à son corps….que du bonheur !🥰

    1. Coucou !
      Oh oui, que du bonheur de mon côté aussi !😍

  3. Merci Juliette pour ce beau témoignage. Ce n’est pas toujours facile de se livrer sur ces sujets si personnels mais ça peut aider beaucoup de personnes je pense.

    Je prends la pilule depuis des années et je ne m’étais jamais posé la question sur les effets possibles, personne ne m’en a jamais parlé avant que je lise des articles sur le sujet au détour d’un blog comme celui-ci alors que quand on y réfléchit, on parle d’hormones injectés dans le corps chaque jour, forcément il peut y avoir un impact..

    Je suis en train de me poser réellement la question de continuer ou non, même si je n’ai pas d’effets secondaires comme toi, je me dis que ça doit quand même être mieux sans. Mais du coup, comment faire à la place ? Telle est ma grande question aujourd’hui. J’avoue que je garde aussi l’idée du sterilet comme une possibilité après une grossesse, il faudrait vraiment que j’en discute avec ma gyneco.
    Si ce n’est pas trop indiscret, tu as choisi un autre mode de contraception toi ?

    1. Merci pour ton beau commentaire. C’est un peu de la même manière que j’ai compris que la pilule pouvait être la cause de certains maux et que j’ai réfléchi à l’impact de ces hormones de synthèse que l’on prend chaque jour, en lisant des articles comme celui-ci.
      Il y a plusieurs solutions contraceptives qui existent comme la symptothermie qui est une contraception totalement naturelle basée sur l’observation du corps pendant le cycle, le sterilet en cuivre (qui peut également être posé même s’il n’y a jamais eu grossesse!) et tant d’autres contraceptions qui sont bien moins nocives que la pilule et pourtant pas moins efficaces.
      Pour l’instant, c’est retour au préservatif mais mon objectif est de pratiquer la symptothermie 😉

      Prends le temps de te renseigner, de réfléchir à tout ça car prendre la pilule n’est pas un acte anodin mais l’arrêter non plus (encore moins évident).

  4. Je viens de découvrir ton site, vraiment il est top ! J’adore j’y reviendrai c’est certain ! Clairement, ton article me fait réfléchir, je m’étais déjà renseignée là-dessus, sans vraiment croire que j’en serais un jour capable. Je ne sais pas, ça me fait un peu peur… Mais ce que tu dis m’encourage vraiment à y réfléchir plus concrètement. Merci pour tout ton travail, c’était vraiment complet et inspirant ! 😊

    1. Merci pour ton commentaire Wendy, je suis heureuse de savoir que mon article te fait réfléchir 🙂
      Je comprends que tu aies peur, c’est normal, c’est comme un nouveau saut dans l’inconnu de ton corps au naturel.
      Si tu veux en parler, lire d’autres témoignages de personnes qui souhaitent l’arrêter ou qui ont déjà sauté le pas, je t’invite à nous rejoindre sur le groupe facebook : arrêt de la pilule en douceur et reconnexion au corps (réservé aux femmes) 😉

  5. J’ai personnellement aussi arrêté la pilule et je ne regrette pas.

    1. C’est une vraie libération ! 🙂

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