Connaissance de soi

Jouez-vous un rôle de victime ?

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     Nous jouons tous à un moment ou à un autre, un rôle de victime. C’est humain et c’est aussi un rôle qui peut être confortable, dans une certaine mesure. Cependant, certaines situations poussent des personnes à entretenir ce rôle et elles s’y complaisent. Certaines personnes croient que c’est la réalité et ne voient pas comment s’en sortir.

Parce que oui, si ce rôle peut être confortable il est surtout un réel frein à l’épanouissement et à l’évolution personnelle. Qu’est ce que ce rôle de victime ? Vous complaisez vous dans ce rôle, sans peut-être même vous en rendre compte ? Comment en sortir ?
C’est à ces questions que je vais tenter de répondre au mieux, dans cet article. 
Ce n’est que ma vision des choses, ma vérité et mon but est seulement de vous aider à y voir plus clair. Je ne vise personne, alors si vous vous sentez visé ou heurté par mes mots, il y a sûrement une résonance 😉 

Attention, je parle surtout ici du rôle de victime que l’on adopte sans « vraie raison». Je ne dis en aucun cas que les victimes de d’expériences graves et traumatisantes « l’ont cherché ».

Cet article est le premier d’une série de deux articles sur ce sujet. Le contenu aurait été trop long si je n’avais fait qu’un article, d’où mon choix de scinder en deux.

     ★ Comment se définit ce rôle de victime ?

     Le rôle de victime est complexe et ne se résume pas à quelques définitions seulement. Je m’autorise dans cet article, à faire quelques généralités pour parler au plus grand nombre et pour vous apporter quelques clés et pistes de réflexion.

Souvent, quelqu’un qui vit comme un victime fait au quotidien plusieurs des ces choses (je le rappelle, la liste n’est pas exhaustive):

☆ Se trouver des excuses

Quelqu’un qui se place en position de victime, va constamment ou presque, se trouver des excuses pour justifier ou expliquer pourquoi sa vie est difficile, pourquoi il ne peut pas faire ci ou ça…
Mais ces excuses sont-elles réelles ? Elles le sont parce que la personne pense qu’elles le sont. Ces excuses sont des faits pour la plupart réels, qui peuvent freiner la réalisation de quelque chose, oui. Mais tout dépend comment on voit ces faits.

Une personne victime va voir ces circonstances comme étant la cause de son impossibilité à aller bien ou à réaliser telle ou telle chose. Pourtant, tout peut être différent en changeant simplement la façon de voir les choses. Le manque d’argent, les enfants, un travail prenant etc… tout ça sont des faits et bien sûr que cela peut freiner des projets. Mais ça ne les empêche pas.

Si vous croyez que parce que vous avez des enfants ou que par manque d’argent, vous ne pouvez pas partir en voyage, alors vous ne le pouvez pas. Mais si vous croyez l’inverse, qu’est ce qui vous en empêche ? Combien de personnes partent en voyage avec leurs enfants parce que pour eux ce n’est pas incompatible ? Combien de personnes qui ne roulent pas sur l’or, trouvent des solutions pour réaliser le voyage de leur vie ?

Alors arrêtez de chercher des excuses, réfléchissez plutôt à la raison de votre recherche d’excuse. Quelle peur est cachée derrière ? Quelle est la véritable raison ? Une fois ceci identifié, je vous invite à pratiquer la pensée positive pour arriver plus facilement à vos objectifs.

        A lire : 6 astuces pour expérimenter la puissance de la pensée

☆ Se plaindre

Être victime c’est aussi beaucoup se plaindre. On se plaint de la vie, des autres et on pense que tous les problèmes sont causés par l’extérieur: notre malheur, notre difficulté à réussir, à gagner de l’argent, la mauvaise entente avec le patron, un travail peu passionnant etc…

On est pas 100% responsable de ce qu’il se passe dans notre vie (à mon sens) mais on est 100% responsable du regard que l’on porte sur les évènements et de la manière dont on vit la vie.

☆ Mettre la faute sur les autres

Tant qu’on pense et dit « c’est pas de ma faute », on reste dans cette position de victime. 

Et si je vous disais que les autres n’y sont pour rien ? Et si je vous disais que vous vous créez vous même vos difficultés, ces difficultés même qui vous donnent l’impression que la vie est contre vous ?

☆ Entretenir des pensées négatives

J’aime rappeler que nos erreurs ne nous définissent pas. Et j’aime aussi rappeler que nous sommes le résultat de nos propres choix. Ce qui veut aussi dire que nous avons le choix de voir les choses en rose ou en noir.

Et je peux vous assurer d’une chose, s’accrocher aux belles choses, aux réussites aussi petites soient elles, est plus difficile que de souligner les difficultés, certes. Mais pourtant, ce n’est que comme cela que vous pourrez être maître de votre vie, de vos réussites et de votre épanouissement dans tous les domaines et sur tous les plans!

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☆ S’identifier à son passé

Beaucoup de personnes sont dans un rôle de victime parce qu’elles s’identifient constamment à leur passé. C’est surtout le cas des personnes qui ont eu un passé compliqué, que ce soit depuis l’enfance ou bien des évènements survenus plus tard dans la vie. Mais vous identifier à votre passé ne vous fera pas avancer, bien au contraire!

Prendre comme excuse des évènements difficiles du passé qui justifient un présent difficile également, n’est pas une solution et c’est un véritable cercle vicieux.
Vous n’êtes pas votre passé. Votre futur s’écrit au présent, et tous les jours, vous pouvez commencer une nouvelle page, un nouveau chapitre voire même un nouveau livre si vous le décidez.
C’est à vous de choisir qui vous voulez être, ne laissez pas votre passé vous tirer constamment en arrière et vous empêcher d’avancer.

        A lire : Comment faire la paix avec son passé ?

Si vous vous reconnaissez dans ces mots, posez-vous ces questions :
Avez-vous vraiment envie d’aller mieux ? De voir les choses différemment ? En quoi ce rôle est confortable pour vous? Qu’avez-vous peur de perdre si vous sortez de ce rôle ?

Si vous connaissez quelqu’un qui est dans un rôle de victime, vous pouvez l’inviter en douceur, à se poser ces questions également.

     ★ Le problème, le plus souvent, c’est que nous nous mentons à nous-même.

     On se persuade que le problème vient de l’extérieur.
Et comme le problème vient de l’extérieur, on ne peut rien faire personnellement, pour améliorer les choses.
On se sent donc victime de la vie, à cause des autres, de leurs choix et agissements et on se demande : « qu’est ce que j’ai fait pour mériter ça…? »

On met la faute sur les politiques qui ne font pas assez bien leur travail. Sur le patron qui ne voit pas assez les efforts de son employé. Sur son mari qui ne fait pas assez de compliment et qui travaille de trop ou encore sur les industries agro-alimentaires qui font que nous mangeons mal.
Mais tout ça, ce ne sont que des excuses.

Alors je ne dis pas que ce sont des mensonges ou des mirages. Ce peut être réel mais ça l’est beaucoup plus pour ceux qui voient ces choses extérieures comme causes de leurs problèmes.  Le problème alors, c’est qu’on entretient des pensées négatives et qui tirent vers le bas.
Ce ne sont que des pensées qui font que l’on se sent victime!  Et comme les pensées sont créatrices, on s’attire ce que l’on pense et croit et c’est le cercle vicieux.

Le plus difficile je pense, est d’avoir un réel désir, honnête, de voir les choses différemment et donc de se remettre en question. Tout simplement mais tellement difficilement, d’être honnête avec soi-même.

     ★ Conclusion

     Dans ce premier article, je vous ai donné des pistes et des clés pour mieux comprendre ce rôle de victime, identifier si vous jouez ce rôle et et vous aider à identifier le pourquoi.
Je vous invite à présent à lire l’article suivant, dans lequel vous trouverez des astuces pour sortir de ce rôle de victime.

        A lire : Comment sortir du rôle de victime ?

Si certaines phrases vous ont heurté, touché voire énervé, c’est l’occasion de vous demander si vous n’êtes pas dans ce rôle. Mon but n’est pas de blesser mais d’aider. En revanche, sur certains sujets, il est à mon sens important de secouer un peu le mental et de ne pas toujours prendre des pincettes 😉

 

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  1. Ton article est super intéressant et pousse à se remettre en question.

    Depuis plusieurs mois, j’ai pris conscience de mon état négatif, qui m’empêche d’agir. Je crois que la peur de l’échec est un réel frein. Du coup je stagne dans cette situation qui ne me convient. Je sais que rien ne changera tant que je ne changerai pas, ce que j’essaie donc de faire, mais qui demande une énorme force, volonté et motivation.

    Belle journée !

  2. C’est intéressant au moins pour ceux qui sont prêts à se remettre en question. La plupart du temps les gens n’admettent même pas qu’ils se positionnent de la sorte. Et puis tant que ça marche pourquoi changer ?

    Les gens écoutent nos plaintes, nous tapent sur l’épaule au lieu d’être plus objectif et de nous conseiller dans un sens plus positif 🙂

    Quoiqu’il arrive se positionnement n’est clairement pas constructif comme tu le dis si bien, il y a beaucoup d’excuses derrière ce masque !

  3. Merci beaucoup. Cet article vient à point nommé! Je note, je relis et j’en reflechis! ☺️🙏

  4. Je ne sais pas si je suis vraiment dans le rôle de victime mais je pense que, si ce n’est pas le cas, je suis un peu sur le fil, toujours dans la tentation de me dire que je fais des choses et que c’est juste que les autres ne me le rendent pas… je ne sais pas si ça entre dedans mais par exemple j’ai une théorie sur la chance et la malchance. Quand j’ai de la malchance (j’ai quand même souvent des petits malheurs qui me tombent sur le coin de la figure) je me dis que je paye en avance une future chance. Quelque part c’est un peu me déresponsabiliser de ce qui m’arrive (bon, concrètement, des profs qui mettent une réunion à 20h et me font rater le sport, j’y peux pas grand-chose, sur ce coup-là).

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