Bien-être

Arrêter la pilule par sevrage, bonne ou mauvaise idée ?

arrêt pilule sevrage

     J’ai arrêté la pilule par sevrage il y a maintenant plus d’un an, après 10 ans de prise.

Un an après, j’accompagne à mon tour les femmes qui souhaitent arrêter la pilule pour retrouver un fonctionnement naturel du corps, en passant par le sevrage ! 

Mais je vois beaucoup de femmes se demander quel est le meilleur moyen d’arrêter, voici ma réponse.

     ★ L’arrêt de la pilule par sevrage

     Certaines personnes ne voient pas l’intérêt d’arrêter la pilule par sevrage et l’arrêtent brutalement et d’autres personnes, dont je fais partie, trouvent important d’arrêter en douceur.
Je ne pense pas que celles qui arrêtent brutalement ont tort. Je pense que le plus important est que chaque femme qui décide d’arrêter la pilule, adopte la méthode qui lui parle le plus et avec laquelle elle se sent le plus à l’aise. La meilleure méthode est toujours celle qui vous parle le plus.

        A lire : Pourquoi j’ai arrêté la pilule ?

 

Mon accompagnement Libération dans lequel j’accompagne les femmes qui souhaitent arrêter la pilule, repose sur un arrêt par sevrage. C’est la méthode qui, à mon sens, permet de limiter au maximum les effets secondaires liés à l’arrêt de la pilule.

Un sevrage, c’est à dire ?

Par sevrage, j’entends un arrêt progressif de la pilule. En effet, la pilule est composée d’hormones de synthèse qui viennent remplacer les hormones naturelles du corps, pour permettre son action contraceptive. Le sytème hormonal est alors mis à l’arrêt par la grande majorité des pilules. Des doses prolongées d’hormones de synthèses sont apportées à l’organisme.

Le sevrage consiste à réduire progressivement la dose d’hormone de synthèse apportée au corps, pour réduire l’accoutumance et éviter des réactions brutales de l’organisme en réponse à un manque.

Il existe deux méthodes pour réaliser un sevrage dont je parlerai en détail un peu plus bas : Espacer la prise des comprimés ou couper les comprimés.

En quoi un sevrage est-il bénéfique pour arrêter la pilule ?

Des années de prise de pilule ne sont pas sans conséquence. Les hormones de synthèse mais également les autres composés chimiques contenus dans la pilule sont autant d’éléments qui vont venir encrasser l’organisme, perturber le fonctionnement des organes.

Essayez de remettre une machine en route après des années à l’arrêt. Si vous ne lui apportez pas d’huile, que vous ne la nettoyez pas, elle risque bien d’avoir du mal à redémarrer. Pour le corps humain, c’est un peu pareil.
Des années de pause hormonale ont forcément des conséquences. Il faut du temps pour remettre toutes les fonctionnalités en marche ainsi que pour rétablir la communication entre les organes.

A cela s’ajoute les toxines contenues dans la pilule, qui viennent fragiliser le foie mais également les reins, le système intestinal, pour les organes les plus couramment touchés.
A l’arrêt de la pilule, ces organes ont besoin d’effectuer un grand nettoyage, de se libérer des toxines. Si ce nettoyage est trop brutal, couplé à une obligation pour le sytème hormonal de fonctionner naturellement, du jour au lendemain, de nombreux déséquilibres ne tardent pas à apparaître.

Je vais citer par exemple l’acné, les chutes de cheveux, le cycle menstruel qui ne se remet pas en marche pendant plusieurs mois, des déséquilibres hormonaux aggravés, etc…

 

Le sevrage va permettre au corps de retrouver son fonctionnement hormonal naturel en douceur et de se libérer doucement des toxines et autres résidus chimiques qui s’y sont logés depuis des années.

 
arrêt pilule sevrage
 

     ★ Couper ou espacer les comprimés ?

     Là encore, il y a deux sons de cloches. Encore une fois, je vais vous parler de ma vision des choses suite à ma propre expérience ainsi qu’à toutes mes documentations et apprentissages sur le sujet.

Je conseille personnellement d’espacer les comprimés et ce, pour deux principales raisons. Voici ce que j’explique à mes clientes avant de commencer l’accompagnement.

Je déconseille de couper les comprimés parce que :

  • La plupart des pilules sont des comprimés enrobés (c’est à dire qu’une fine pellicule permet aux composés de la pilule de ne pas se libérer avant d’arriver dans l’estomac).
    Couper les comprimés c’est alors permettre aux composants actifs, de toucher les muqueuses de la bouche, de la gorge et de commencer à se libérer déjà dans l’oesophage. Ces organes aux membranes fragiles ne sont pas prévus pour recevoir tous les jours pendant plusieurs mois, des éléments chimiques censés se libérer bien plus bas.
  • Couper les comprimés c’est continuer à donner au corps des hormones de synthèse tous les jours. L’arrêt définitif restera alors assez brutal. Le corps s’accoutume à en avoir de moins en moins mais ne s’accoutume pas à ne plus recevoir sa dose, sur des durées de plus en plus longues.
 

Je conseille d’espacer les prises parce que :

  • Vous l’aurez peut-être compris suite au point précédent, je préfère espacer les prises. Le corps s’accoutume ainsi petit à petit à ne plus recevoir d’hormones de synthèse, sur des durées de plus en plus longues.
    C’est à mon sens le meilleur moyen pour que le sevrage soit le plus efficace possible et que les organes se remettent petit à petit à communiquer entre eux. Ils vont ainsi comprendre qu’il doivent se remettre au travail pour libérer à nouveau des hormones naturelles.

     ★ Combien de temps doit durer un sevrage ?

     Il est très difficile de répondre à cette question de manière générale. C’est à mon avis impossible.

Pourquoi ?
Parce que chaque femme est unique, chaque corps est unique, chaque histoire est unique. Il n’est pas possible de faire une généralité. Il est à mon sens très important pour une transition réussie, de suivre un sevrage sur mesure.

J’observe avec mes clientes qu’il faut un minimum de 3 mois de sevrage. Mais comme je l’ai dit juste au dessus, de nombreux paramètres entrent en compte pour établir un programme d’arrêt de la pilule totalement adapté à chacune.

 

        Si vous avez un projet d’arrêt de la pilule, je serais heureuse de vous accompagner dans cette transition en douceur et respect de vos besoins, grâce à l’accompagnement Libération 🌸

        Vous pouvez dès à présent réserver votre appel découverte gratuit pour que nous puissions faire le point sur votre projet, voir en quoi je peux vous aider et si je suis la bonne personne pour vous accompagner dans ce retour au naturel ! 🙂

 

♡ Si vous avez aimé cet article, n’hésitez pas à le partager et l’épingler sur pinterest.

 
 
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  1. Bonjour,
    J’aurais aimé savoir sur quelles preuves/sources vous vous êtes basée pour établir cette méthode et parler des ces conséquences (bonnes ou mauvaises)?
    J’aimerais beaucoup les lire svp.
    Merci d’avance de votre réponse.

    1. Bonjour,
      J’ai moi-même testé cette méthode d’arrêt de la pilule par sevrage. En plus de cela, j’ai pris le temps de discuter et récolter des témoignages de nombreuses femmes qui ont arrêté la pilule brutalement pour certaines, par sevrage pour d’autres, ce qui m’a également permis de faire beaucoup de constats.
      J’ai également pris le temps de regrouper beaucoup, beaucoup d’informations issues de la médecine conventionnelle et des médecines complémentaires et naturelles, pris le temps de comprendre comment fonctionne le corps et comment il gère le traitement des toxines (en tous genres, pas seulement de la pilule), ce qu’il se passe dans le corps lorsque l’on arrête une contraception hormonale, comment agissent les hormones de synthèse dans le corps, etc…
      Je suis bien incapable de vous donner toutes mes sources car j’ai pioché de nombreuses informations à droite à gauche et je n’ai pas pensé à toujours noter la provenance, malheureusement…

      Au niveau des lectures qui m’ont éclairées sur la pilule, je vous conseille « J’arrête la pilule » de Sabrina Debusquat

      Je ne dis en aucun cas détenir la vérité, je n’expose qu’une méthode qui a très bien fonctionné sur moi (et sur d’autres femmes) et qui résonne « juste » en moi 😉
      Je suis persuadée que le plus important est de suivre ce qui nous paraît bon pour soi-même et pour cela, se renseigner via diverses sources, ce que vous avez l’air de faire et que je ne peux que vous encourager à continuer à faire 🙂

      Très bonne journée et n’hésitez pas si vous souhaitez continuer à échanger avec moi sur le sujet 😀

      Juliette

  2. Hello ! Article très intéressant qui fait réfléchir. C’est vrai que c’est très controversé.
    Merci !

  3. Salut !
    J’ai arrêté tout d’un coup il y a 8 ans maintenant et j’ai continué à avoir des effets longtemps après.
    J’avoue que le « sevrage » ne m’a jamais effleurée…
    Merci pour ton article intéressant.

  4. Wow, très intéressant! J’avais arrêté progressivement instinctivement, mais j’en ai parlé à personne (à part mon conjoint bien entendu). C’était très mal perçu d’arrêter la pilule à l’époque, heureusement les idées changent

  5. Je réfléchis vraiment à me débarrasser de ma pillule. Je l’ai depuis trop longtemps et c’est pas bon pour nous. Merci pour ton article

  6. Bonjour Juliette,

    Ton article est très intéressant, vraiment il me fait réfléchir sur ma pratique. Quand j’accompagne mes clientes sur ce terrain là j’ai toujours eu l’habitude de le faire sans palier. Jeleur recommande de terminer la plaquette et de ne pas la reprendre. J’accompagne en parallèle l’organisme à reprendre sa juste place.

    Mais la lecture de ton article m’a bousculée (et j’adore ça !) et j’ai commencé à me dire (très sincèrement ne le prends pas mal surtout) : mais n’importe quoi ! Il n’y a pas de phénomène addictif dans le fait de prendre la pilule, cela ne vient pas mettre en jeu le système de récompense au niveau cérébral !
    J’ai même failli t’écrire dans ce sens mais je me suis imposée un temps de réflexion.

    Même si je reste sur ce qui constitue une évidence du point de vue physiologique, j’avoue que ta méthode m’apporte beaucoup car je vais pouvoir l’intégrer. Mais pas comme je le pensais a priori !
    Je vais être plus attentive à la vitalité disponible chez chacune de mes clientes ce qui me permettra de mieux apprécier quand proposer un arrêt « brutal » ou un arrêt progressif.

    Pour conclure, ta réflexion me permets d’affiner encore mes accompagnements et pour cela, je suis pleine de gratitude !
    Merci

    1. Bonjour Carole,

      Je suis heureuse que mon article te fasse réfléchir sur ta pratique et te donne envie d’apporter quelque chose en plus aux femmes que tu accompagnes !
      Merci beaucoup pour ton commentaire plein de bienveillance, je suis ravie que tu sois arrivée sur mon site 😉

      1. Oui moi aussi. Je suis d’avis que je ne connaîtrais jamais tout et qu’il est toujours bon de partager et d’échanger. Ton nouvel article est aussi super ! Je me sens en accord avec tes positions.
        Merci

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